exposition de fin d’année à Issigeac (Dordogne)

Posté le 7 décembre 2016

Une vingtaine de mes vanneries sont actuellement proposées à l’office du tourisme d’Issigeac (Dordogne), dans le cadre d’une exposition de fin d’année qui se tiendra jusqu’au dimanche 08 janvier 2017.

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retour à Dalhausen

Posté le 28 novembre 2016

Je me rendrai à nouveau l’an prochain, à l’invitation de Ursula et Hansgert Butterweck, au musée de la vannerie de Dalhausen en Allemagne, pour y animer un atelier de vannerie les 12 et 13 septembre 2017; le thème en sera la fabrication de baskodenns. Deux baskodenns de deux tailles différentes - diamètre maximal 30 cm (taille historique), et diamètre maximal 24 cm (miniature) - ainsi que leur gabarit de montage, seront fabriqués pendant les deux jours.

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Les inscriptions seront rapidement ouvertes sur le site de l‘Akademie Flechtsommer de Dalhausen; l’édition 2016 venant d’être illustrée par une belle vidéo (en allemand et en anglais):

vidéo flechtsommer 2016

Sainte-Eulalie d’Ans, la fête de vannerie qui monte

Posté le 13 octobre 2016

La fête des paniers de Sainte-Eulalie d’Ans (Dordogne), qui s’est tenue ce dimanche 09 octobre, a été un joli succès. L’évènement , dont c’était la quatorzième édition, a suscité la venue d’une équipe de France 3 Périgord, son reportage programmé dans le 19-20 du mercredi 12 octobre, peut être visionné en replay au lien suivant (début de la séquence à 4 minutes 50 s).

Comme déjà par le passé, la manifestation sera complétée l’année prochaine par la programmation d’un ou deux stages de vanneries organisés le samedi précédant le marché, tout sera détaillé prochainement sur la page facebook de la fête.

Le panier en osier et les oeufs frais de la fermière

Posté le 11 octobre 2016

Non, les paniers en osier ne sont pas que des objets qu’un candidat à l’élection présidentielle française peut dénigrer en les associant à une classe sociale privilégiée ignorant les réalités du monde et  s’en servant pour “acheter des œufs frais, le matin chez la fermière”.

La vannerie, l’osier sont des éléments de notre culture, Française, et plus largement, Ouest-Européenne, supports depuis toujours de savoir-faire extraordinaires, et d’une économie qui, pour petite qu’elle soit, n’en est pas moins vivace. Les mots ont un sens, et un impact. Si nous (ses acteurs, mais aussi tous les autres) savons parler de ce travail avec des mots choisis, en évitant toute dépréciation absurde ou aliénation passéiste (ah ! les vieux métiers), alors peut-être qu’un plus grand nombre de nos compatriotes, au delà d’une prétendue “élite”, sauront regarder la vannerie d’un œil neuf; peut être alors, avec le support de ce formidable outil qu’est l’Ecole Française de vannerie,  nous ne serons plus seulement 150 ou 200 professionnels de la vannerie dans l’hexagone, mais pourquoi pas deux ou trois fois plus.

Vannerie à Sainte-Eulalie d’Ans (Dordogne)

Posté le 28 septembre 2016

Je participerai le dimanche 09 octobre à la 14 ° éditions des paniers de Sainte-Eulalie (Sainte-Eulalie d’Ans, Dordogne, près d’Hautefort), journée d’exposition-vente regroupant les ateliers de vannerie de la région et quelques producteurs locaux. L’évènement accueillera cette année deux nouveaux ateliers: Sonia Maupas, de l’atelier anim’osier (Labouquerie, Dordogne), et Serge Mazaud (Voutezac, Corrèze). La plupart des vanniers présents feront sur place des démonstrations de leur savoir-faire.

des baskodenn en Allemagne

Posté le 28 septembre 2016

Je viens de passer une semaine en Allemagne où je me suis rendu en compagnie de Corentin Laval pour animer un stage de fabrication de baskodenn au musée de Dalhausen, dans le cadre de l’akademie flechtsommer, les 13 et 14 septembre, puis participer à la 37ème édition du Flechtkultur Festival de Lichtenfels les 17 et 18 septembre. Pour l’occasion, j’avais réalisé une série de vanneries bretonnes fabriquées sur le gabarit traditionnel: baskodenn dans les deux dimensions historiques, en osier ou à montants en fil de fer, sklissen en osier (photo).

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A Dalhausen, le stage comprenait le montage des gabarits que j’avais préfabriqués puis la réalisation de deux baskodenn en osier

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La vannière professionnelle allemande Kerstin Eikmeier installant les montants sur le gabarit

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Entraide entre les stagiaires au stade de la réalisation de la bordure, puis de l’anse, ces phases de travail étant les plus difficiles physiquement

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La photo traditionnelle devant l’entrée du musée de Dalhausen. Deuxième à gauche au second rang se tient Mai Hvid Jorgensen vannière professionnelle venue du Danemark.

Immense merci à Ursula et Hansgert Butterweck pour leur accueil mémorable. Les photos des stages de Corentin et moi-même, ainsi que des photos des autres stages de l’Akademie Flechtsommer sont disponibles sur les pages facebook suivantes:

akademie flechtsommer

Ursula et Hansgert Butterweck

Direction ensuite Lichtenfels pour ma première participation à la plus grande fête de vannerie européenne, parmi de nombreux vanniers réputés, comme l’allemand Rainer Groth, rencontré pour la première fois dans l’Est de la France en 2008, dont la qualité du travail suscite toujours mon admiration. Beaucoup de visiteurs, dont certains sont des vanniers de métier reconnus, n’hésitent pas à faire le voyage de loin; j’ai ainsi eu la joie d’accueillir su mon stand Michael Thierschmann (Allemagne), Roman Melnichenko (Tchéquie) ou Werner Turtschi (Suisse).

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atelier improvisé de fabrication de baskodenn avec le vannier allemand Lefteris Philippidis sur mon stand à Lichtenfels photo Laurence Guérinel

le vannier anglais Eddie Glew à l’atelier

Posté le 7 septembre 2016

J’ai accueilli pendant 4 jours du mois d’aout dernier le jeune et talentueux vannier anglais Eddie Glew. Eddie s’est formé à la vannerie avec son père qui était vannier de métier dans le style traditionnel anglais. Il évolue depuis quelques années vers des influences françaises, en particulier en travaillant avec la vannière anglaise Sally Goymer, qui s’est formée en France.

Eddie a souhaité travailler avec moi autour de deux thèmes principaux: la vannerie sur arceaux et la vannerie bretonne du Sud Finistère, en particulier les baskodenn et sklissen.

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Démarrage d’un baskodenn en osier sur le gabarit: piquage des montants, qui sont bloqués l’aide de chevilles, dans le petit fond vissé sur le mât central. On distingue à droite un panier terminé, et à gauche un autre devant être fini sur la sellette.

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Clôture à l’aide de gros osiers fendus.

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Finition à la nuit tombante (la température est plus clémente !) du deuxième panier sur arceaux en châtaignier et en osier.

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Clôture d’un sklissen.

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Positionnement des quatre poignées et épluchage. Les poignées traditionnelles du sklissen à maquereaux sont de type renforcées, elles ont fabriquées autour d’une âme indépendante.

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La pièce d’Eddie terminée réalisée en osier brut; à gauche un sklissen fabriqué il ya une dizaine d’années par le célèbre vannier breton Robert Loussouarn de Pont-l’Abbé.

l’osier en mai

Posté le 26 juillet 2016

En même temps que la végétation repart dans la plantation, aidée par des sarclages et la couverture du sol (feuilles mortes, déchets d’osier compostés, …) entre les rangs les plus sensibles à la sécheresse, les bottes d’osier disposées au routoir cet hiver se couvrent également de feuilles, fleurs et racines. Au mois de mai en général sous nos latitudes arrive la période du décorticage des brins, facilité par le développement entre bois et écorce des cellules cambiales, base de leur croissance. Avant de lancer le chantier de décorticage pour la production d’osier blanc, on peut tester simplement avec l’ongle que l’écorce se sépare facilement.

Mon osier favori pour la transformation et le travail en blanc a une histoire particulière. Il provient d’une oseraie, aujourd’hui disparue, cultivée dans la commune voisine de la mienne par feu le vannier Albert Bourdial, spécialiste du panier périgourdin auprès duquel de nombreux vanniers d’exception sont venus se former à ce style: David Drew, Alastair Heseltine, Norbert Faure et d’autres. Cet osier d’origine inconnue, dont j’ai tendance à penser qu’il s’agit d’un hybride triandra x viminalis tant il associe des caractères des deux espèces (mais il faut se méfier des déterminations hâtives avec les saules) a des propriétés mécaniques extraordinaires à la fois en blanc et en brut. Nous avons, avec d’autres vanniers et osiériculteurs, en particulier à Villaines les Rochers où de grandes surfaces en sont aujourd’hui cultivées, décidé de donner le nom de Bourdiala à cet osier, en hommage à celui qui le cultivait autrefois.

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démarrage de végétation en mai 2016

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démarrage d’un rang d’osier nouvellement planté sous mulch de feuilles mortes

Ma vielle décortiqueuse étant passablement fatiguée et nécessitant des travaux de rénovation que je n’ai pas eu le temps d’effectuer, j’ai cette année écorcé une douzaine de bottes de bourdiala à la main. Il est facile d’improviser un ciroir à l’aide de deux fers ronds fichés dans un piquet de bois. Le travail est évidemment plus lent mais beaucoup plus précis qu’à la machine et peut suffire à ma fabrication largement orientée vers l’osier brut.

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chantier de décorticage manuel avec un petit routoir au deuxième plan

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détail du ciroir équipé ici d’un collier dont la position permet de régler la raideur du dispositif

un reportage dans l’émission de télévision “silence, ça pousse” sur France 5

Posté le 25 avril 2016

Un très beau reportage m’est consacré dans l’émission de France 5 “Silence ça pousse” diffusée le vendredi 29 avril dernier.

Lien vers la vidéo en ligne (début du reportage à 9 min 13 s)

L’équipe de tournage, composée du réalisateur Christophe Bourges et du caméraman Bruno Roy a passé la journée du 22 mars dernier à l’atelier pour tourner un reportage de 6 minutes destiné à l’émission Silence, ça pousse animée par Caroline Munoz et Stéphane Marie sur France 5.

En préambule à notre participation commune aux Abilympics de Bordeaux (voir article), la vannière ardéchoise et amie Emilie Rouillon, venue me rejoindre la veille pour quelques jours de partage et de travail en commun, sera également devant la caméra. Emilie, vannière confirmée, a obtenu en 2015 le premier prix national du concours Ateliers d’Art de France.

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Emilie au travail devant l’atelier sur un support de plantes grimpantes

dernières fabrications

Posté le 25 avril 2016

J’ai consacré une grande partie de ces dernières semaines à la fabrication d’environ 80 vanneries destinées aux deux sociétés japonaises qui font régulièrement appel à mes services. Encore une fois la difficulté a résidé plus dans le fait de préparer les matériaux dans les délais - je ne chauffe pas mes bains de trempage et certaines des variétés utilisées pour ces pièces nécessitent de l’ordre d’un mois complet de trempage en période hivernale - que dans la fabrication proprement dite.

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vanneries à destination du Japon et travail (parfois fastidieux) de colisage packing and shipping baskets to Japan