programme d’expositions de printemps

Posté le 11 avril 2013

Le programme de mes expositions-ventes de printemps est enfin calé, après plusieurs modifications liées en particulier à l’annulation du déplacement que le vannier périgourdin Philippe Guérinel et moi-même devions effectuer en Angleterre pour le festival de vannerie de Dartington (Devon), ou Karen Gossart et Corentin Laval nous remplacerons.

  • la fête des plantes de Blésignac (Gironde) a eu lieu ce dernier dimanche 07 avril, sous un beau temps inespéré. Un joli succès, émaillé de la rencontre avec la photographe, écrivaine et chroniqueuse culinaire Carla Capalbo, très attentive à la vannerie et à ceux qui en ont fait leur métier.
  • Je serai présent pour la première fois ce dimanche 14 avril à la fête des plantes de Magnac-Laval (Haute-Vienne).
  • Les printanières de la Brande, formidable évènement organisé par Philippe Burey sur son site des jardins de la Brande à Fouleix (Dordogne) auront lieu les 04 et 05 mai.
  • Dans le cadre des journées au jardin les 01 et 02 juin, je suis à nouveau invité par Bernard Hautefort à la Chartreuse du Colombier à Paunat (Dordogne). Voir l’article du journal Sud-Ouest relatif à l’édition 2010 de cet évènement.
  • Les 08 et 09 juin, j’exposerai dans le cadre de la fête du jardin au Domaine de Péré à Prissé la Charrière (Deux-Sèvres). Avec la vannière Christine Vincent, nous proposerons au public la réalisation de vanneries collectives (atelier gratuit, avis aux amateurs).
  • le dimanche 23 juin, je me rendrai à Andrein (Pyrenées Atlantiques) pour la fête des plantes du château de Baillenx, organisée par Isabelle Duthil-Lafrance, animatrice du groupe Radio France (FIP).

onze abat-jour paraboliques en osier

Posté le 24 mars 2013

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Ces énormes abat-jour de forme parabolique ont été réalisés sur commande pour un projet de chai de vinification. La forme a été définie par l’architecte maître d’œuvre de l’opération et j’ai du construire un gabarit pour la respecter le mieux possible. Les vanneries ont une hauteur de 95 cm pour un diamètre maximal de 85 cm, elles sont travaillées en planchette quadruple (osier 1,80 et 2.00 m pour la clôture et 2,60 m pour les montants, 12 bottes ont été nécessaires).

Voir quelques photos du travail à la page “séquences de fabrication”.

eleven slewed willow lampshades (0.95 m high)

dernière récolte d’osier, quelques statistiques

Posté le 15 février 2013

J’ai toujours procédé au pesage systématique des différentes variétés d’osier que je cultive, ne serait-ce que pour évaluer leur productivité et l’évolution de cette productivité en fonction des soins apportés à l’oseraie. Ces données n’ont d’intérêt que lors des années nominales, exemptes de tout accident climatique ou autre.

Cultiver son propre osier n’est pas chose facile, et en dehors de tous les autres critères d’aspect (couleur, texture) ou de mécanique (niveau de flexibilité), il est crucial de choisir des variétés qui produisent des longueurs de brins adaptées à la nature de son travail.

Dans le graphe qui suit j’ai comparé les productivités de deux variétés de purpurea. Purpurea helix est une variété à grand développement , tandis que purpurea x (je ne connais pas son nom) a une croissance plus modeste. Les “rendements” sont exprimés en kg/100 m² (osier vert trié et pesé sitôt après la coupe).

Les courbes obtenues ont des allures gaussiennes (faibles productions pour les très petites et les très grandes tailles) et atteignent leur pic pour des tailles différentes (sans surprise, la plus grande productivité en masse est atteinte cette année pour les longueurs 2,20 et 2,40 m dans le cas de l’helix et pour la longueur 1,60 m dans le cas de x).

Helix est deux fois plus productif que x (227 kg/100m², soit 22 t/ha), qui génère pourtant une récolte plus de deux fois plus élevée pour toutes les tailles jusqu’à 1,60 m comprise. Malgré un rendement modeste, et en dehors de toute autre pratique (fauchage printanier par exemple), c’est donc la variété x qui a ma préférence pour la fabrication d’objet de taille courante et que je continue à multiplier.

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début décembre 2012 en Bretagne

Posté le 15 janvier 2013

J’étais début décembre 2012 dans le département du Finistère pour quelques jours de détente en famille et pour assister le 04 décembre à Brest à la soutenance de la thèse de Roger Hérisset, ancien élève de l”école Française de vannerie et issu d’une famille de vanniers (voir un article plus ancien et la page des liens pour un accès au site internet de son frère Jean-Claude Hérisset). Cette soutenance relative à la vannerie bretonne  était l’occasion unique de réunir un jury d’universitaires de haut niveau, mais aussi un échantillon des vanniers professionnels de Bretagne et d’ailleurs, et des vanniers retraités bretons et leurs famille; celle de Roger bien-sûr, mais aussi la fille de Julia le Gallo (productrice de sklissens à Camors, Morbihan, voire article dans la revue Ar Men n°156 de janvier-février 2007), Etienne le Gall (producteur de mannes de chalut à Concarneau),  et Robert Loussouarn (de Pont-l’Abbé, nom souvent évoqué sur ce site). Après une présentation claire et un ensemble de réponses solidement argumentées aux membres du jury, Roger a obtenu la note maximale et les félicitations du jury.

Parmi les membres de ce jury, Madame Willeke Wendrich, de l’université de Californie, était probablement la plus proche de l’artisanat vannier. Elle m’a aimablement transmis le lien vers une de ses publications (lisible en ligne ou téléchargeable gratuitement) relative à la vannerie égyptienne, et dont le titre est inspiré de l’écrivain John Irving: the World according to basketry.

http://escholarship.org/uc/item/6n42w0rg

Un autre membre du jury était l’anthropologue-sociologue Paul Jorion qui a relaté l’évènement sur son blog:

http://www.pauljorion.com/blog/?p=45165

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Roger Hérisset au milieu des membres de son jury et derrière plusieurs exemplaires de vanneries Bretonnes sujets de sa thèse

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Roger en compagnie des vanniers professionnels en activité ou retraités présents à sa soutenance

Ce séjour en Bretagne a également été l’occasion d’une journée  de travail chez Annette et Robert Loussouarn autour de la fabrication de baskodenns à montants en fils de fer galvanisés, technique très utilisés depuis le milieu du vingtième siècle pour les vanneries destinées à l’industrie de la pêche (mannes de chalut en rotin brut, baskodenns).

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Robert Loussouarn clôturant  en osier (le matériau traditionnellement utilisé est le rotin brut) un baskodenn à montants en fil de fer; noter le fil de diamètre supérieur intégré à l’anse rendant la pièce indestructible et très appréciée des pêcheurs à pied

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La même pièce au stade de la finition de l’anse

making iron stakes willow baskodenns with Robert Loussouarn

cercueil en osier

Posté le 30 octobre 2012

J’ai été plusieurs fois consulté pour la fabrication de cercueils en osier sans jamais passer au stade de la fabrication. C’est maintenant chose faite avec cette pièce présentée pour la première fois à la fête des paniers de Sainte-Eulalie d’Ans (Dordogne) le 14 octobre dernier.

Les cercueils en vannerie existent depuis la nuit des temps dans de multiples civilisations. Ils ont par exemple été produits en grandes quantités jusqu’au dix neuvième siècle au Royaume Uni, surtout utilisés par les familles pauvres. Leur production y prend depuis quelques décennies un nouvel essor en liaison avec leurs grandes qualités écologiques (matériaux produits et transformés localement, bilan carbone favorable, faible niveau d’énergie grise) et leur faible coût.  Cette habitude n’est pas encore prise en France mais je suis persuadé que ce n’est qu’une question de temps.

Techniquement, la fabrication ne diffère pas de celle d’une vannerie classique si ce n’est la taille de l’objet (voir page “séquences de fabrication”). Ici pièce ovale à montants écaffés travaillée en brin suivi (un point de travail décidément trop souvent confondu avec le brin perdu dans la littérature vannière) utilisant trois variétés d’osier, longueur 1,95 m.

willow coffin, scallomed stakes, english randed, using three different kinds of self grown willows.

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La vannerie bretonne, sujet de la thèse prochainement soutenue à Brest par Roger Hérisset

Posté le 30 octobre 2012

Roger Hérisset soutiendra le 04 décembre prochain à Brest (Université de Bretagne Occidentale) son travail de thèse relatif à la vannerie bretonne.

Roger m’a aimablement transmis l’intitulé de cette thèse et son résumé.

 

Cette soutenance est publique, avis aux amateurs,  il n’est pas impossible que je m’y rende.

 

Ethnologie des techniques de tressage en Bretagne : matériaux pour une nouvelle approche classificatoire de la vannerie.

 

Thèse / Université de Bretagne occidentale sous le sceau de l’Université européenne de Bretagne pour obtenir le titre de docteur de L’Université de Bretagne occidentale

Mention : Ethnologie, École doctorale sciences humaines et sociales 507

Présentée par Roger Hérisset, préparée à l’Équipe d’accueil (EA 4451), Centre de recherche bretonne et celtique, Faculté des lettres et sciences humaines Victor-Segalen

Thèse soutenue le 4 décembre 2012 à 13H30 à Brest, Salle des conférences de l’Université de Bretagne occidentale (20 rue Duquesne à Brest)

devant le jury composé de :

Patrick GALLIOU – Professeur émérite – Université de Bretagne occidentale, Brest

Willeke WENDRICH – Professor of Egyptian Archaeology and Digital Humanities – University of California Los-Angeles

Serge BAHUCHET – Professeur d’Ethnobiolologie – Muséum Nationale d’Histoire Naturelle, Paris

Paul JORION – Titulaire de la chaire « Stewardship of Finance » – Vrije Universiteit, Bruxelles

Jean-François SIMON – Professeur d’Ethnologie – Université de Bretagne occidentale, Brest

RÉSUMÉ : “La vannerie en Bretagne n’avait pas à ce jour fait l’objet d’un travail d’ensemble. Elle y présente des singularités techniques et une grande diversité de types. Toutes les familles de vannerie sont présentes sur la zone d’étude. Les types définis « en matériaux élastiques » (bourdaine, osier, châtaignier) sont pour la première fois décrits dans leur ensemble et mis en perspective. Lors de la recherche, un corpus de plus d’une centaine d’objets, vanneries et outils, a été réuni. Le travail met en évidence l’existence de vanneries natives dont le périmètre géographique et des hypothèses quant à leur dynamique de diffusion ont été définis.

Dans le cadre de cette étude, il a été élaboré un modèle classificatoire à vocation universelle prenant en compte la relation qu’entretient le fabricant avec le matériau.

Le mode d’expertise s’est appuyé sur les doubles compétences techniques et universitaires de l’auteur. Des prolégomènes permettent de faire un point épistémologique et précisent les différentes traditions classificatoires de ce domaine technique.

Par ailleurs, dans une démarche interdisciplinaire, les cartographies produites peuvent contribuer à la connaissance et la délimitation d’aires d’échanges culturelles. Une présentation des matériaux utilisés dans cette région est détaillée en annexe. Elle met en exergue l’importance de la bourdaine dont l’usage régresse au profit de l’osier. ”

Mai 2013, festival de vannerie de Dartington (Devon, Angleterre)

Posté le 20 septembre 2012

Je participerai du 14 au 19 mai 2013 au festival de vannerie de Dartington en Angleterre. Ce festival est organisé par Basketry and Beyond, et en particulier Hilary Burns que je remercie pour son invitation. Il s’inscrit dans la lignée de ceux ayant déjà eu lieu en 2003 et 2007 à Porthleven (Cornouaille Anglaise), avec des stages, des démonstrations, un marché vannier, un défilé, … Le thème en sera fishing, farming and fashion.

Je m’y rendrai avec le vannier Philippe Guérinel qui y animera un stage de vannerie périgourdine, nous avions déjà tous les deux participé au festival de Porthleven en 2003 (photos ci-dessous).

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affiche du formidable festival de Portleven auquel j’avais participé en 2003

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en haut: participants au stage de vannerie bretonne avec Philippe Guérinel et moi-même

en bas: l’immense Colin Manthorpe fabriquant une réduction à l’échelle 1/2 du célèbre quarter cran herring basket du Norfolk qu’il a produit par milliers durant sa carrière

la pluie au bon moment

Posté le 2 mai 2012

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Les pluies importantes du mois d’avril sont les bienvenues et le démarrage de l’osier est très prometteur.

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Le même osier au début du mois de juin, le temps favorable se maintient.

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Les conditions météorologiques actuelles sont également à l’origine de quelques belles surprises telles que sait les réserver notre chère Dordogne (panier réalisé par la vannière américaine Katherine Lewis lors de son passage à l’atelier en 2011).

vannerie sur arceaux et banc à planer

Posté le 2 avril 2012

Une fidèle cliente maraîchère et floricultrice en agriculture biologique m’a récemment commandé deux grandes pièces sur arceaux destinées à être portées par un âne. En préambule à ce travail, j’ai fabriqué un nouveau banc à planer avec l’aide des vanniers écossais Catherine Davies et Pascal Carr (Pascal est un grand spécialiste du travail du bois vert, en particulier de l’utilisation du tour à perche). J’ai utilisé ce banc, beaucoup plus polyvalent et robuste que l’ancien, pour façonner les moules et arceaux des paniers à partir de perches de châtaigner d’environ 10 cm de diamètre fendu en quatre au coutre (longueur des pièces: 80 cm, tressées avec du purpurea de 2,20 m).

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mise en place du moule plané sur un gabarit fabriqué pour l’occasion. L’ensemble repose sur le banc à planer fabriqué avec l’aide de Pascal Carr.

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installation des arceaux dans le début du tressage

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Les deux pièces terminées

Two huge frame baskets with window handles made for an organic flowers and vegetables grower, to be carried by a donkey (chestnut wood and purpurea willow). My new shaving horse was made with special help from scottish basketmakers Catherine Davies and Pascal Carr.

à la radio

Posté le 15 février 2012

France Bleu Périgord rediffuse du 13 au 18 février une interview réalisée à l’atelier en 2010 par la journaliste Bénédicte Bourdial, dans le cadre de son émission l’Omnibus. L’entretien est diffusé sous forme d’extraits tous les jours à 13h50 et dans sa totalité samedi 18 février à 14h10. Bénédicte est par ailleurs la petite fille d’Albert Bourdial, aujourd’hui malheureusement décédé, qui fut une référence pour la technique de vannerie dite du panier périgourdin.

lien vers France Bleu Périgord    http://www.bleuperigord.fr

lien podcast émission    http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10990.xml

Il y a parfois dans la vie des coïncidences frappantes puisqu’il y a quelques jours j’étais à Villaines les Rochers (Indre et Loire), haut lieu de la vannerie Française, où j’ai rencontré Norbert Faure, un des animateurs de la coopérative de vannerie de Villaines, mais aussi David Drew, célèbre vannier anglais aujourd’hui retraité et installé avec sa femme Judy à Villaines, et enfin Alastair Heseltine, vannier et plasticien anglais installé au Canada. Norbert, David et Alastair sont tous les trois venus il y a une trentaine d’années se former à la technique du panier périgourdin auprès d’Albert Bourdial, à quelques kilomètres de mon lieu d’habitation actuel.