Séquences de fabrication

copies d’un seau de pompier ancien, technique sur lattes, avril 2017

Trois exemplaires  d’un seau de pompier ancien réalisés d’après un modèle datant de la fin du 19°siècle, réalisés pour un collectionneur privé.

La technique de la vannerie de clôture sur lattes de bois, qui permet de réaliser les vans, picotins, certaines hottes, … est celle qui m’attire le plus (voir une réalisation antérieure sur cette même page). Le vieux manuel de vannerie d’A. Audiger est peut-être celui qui la décrit le mieux, bien qu’elle soit sujette à de nombreuses variations.

Pour les lattes, j’ai utilisé à titre d’essai trois essences de bois, le chêne, le châtaignier et le merisier. Sans surprise, j’ai trouvé que le chêne avait le meilleur comportement (c’est le plus utilisé pour ce type de travail), mais j’ai trouvé que le merisier fonctionnait également très bien. Malheureusement dans ma région, les châtaigniers subissent depuis des années les assauts de multiples maladies: divers champignons et plus récemment le cynips du châtaignier qui pourrait lui donner le coup de grâce. Diverses autres essences de bois sont employées selon leur disponibilité et intérêt vannier: acacia, charme, frêne, …Le célèbre vannier David Drew m’a confié avoir utilisé avec succès le noyer pour ce genre de travail.

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Les lattes sont obtenues par refente de billettes de bois puis passage au banc à planer. La géométrie des lattes dépend de la forme des pièces à fabriquer, son évasement, etc… L’épaisseur à obtenir est de l’ordre de 3 mm, penser à chanfreiner la tranche des lattes pour faciliter le tressage de l’osier. Ci-dessous les 16 lattes de merisier utilisées à la fabrication de l’un des seaux.

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Dans le même esprit, il faut façonner les deux pièces de croisée en forme de H (ici largeur 4 cm, longueur 11 à 12 cm). A droite le fer à clore constamment utilisé dans la suite pour tasser le travail.

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Ligaturer la croisée par un point de super exécuté à gauche. Commencer par les cimes, raccorder pied sur pied; il est alors temps de piquer les lattes entre les deux pièces de croisée, dont les extrémités sont préalablement façonnées à la serpette.

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La face vue est la face inférieure de la pièce finie; commencer par intégrer les paires de lattes au tressage, puis les séparer individuellement et simultanément dès que possible. Tous les nouveaux brins sont posés par le pied.

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Il est bon, comme dans toute vannerie clayonnée, de donner une forme concave à la face inférieure du fond. J’obtiens ce résultat en posant le travail sur l’envers concave d’une forme en bois (de type forme pour mandelette ronde). Le travail doit être très compact et donc frappé au fer à clore à chaque passage. Choisir un osier apte à supporter ce traitement  sans se fendre ni se détériorer.

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Ci-dessous vue de la pièce après son renversement (pliage à quasiment 90° encadré par de la torche à trois brins). Après ce renversement le travail de super à gauche peut reprendre, si possible géométriquement pour une esthétique maximale; engager tous les brins par le cime (cime à l’intérieur) et arrêter les pieds juste avant le tour précédent (je donne à ce point le nom de super suivie). D’autres géométries sont possibles, par exemple avec tout l’épluché à l’extérieur, voire l’absence de géométrie, en utilisant de l’osier fendu.

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Le seau se termine par une grosse torche à 4, puis un tour de super, la fin des brins servant d’attache. Il n’y a pas ici de bord façonné autour d’un brin rond à l’aide des lattes préalablement amincies (appelées épannons) comme dans le van, ce qui facilite beaucoup le travail. Penser à percer deux trous sous la torche dans deux lattes diamétralement opposées pour le passage des brins d’anse.

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Les seaux terminés et leur modèle ancien à gauche. Ils sont équipés d’une anse et d’un pied d’osier classiques, et devront être enduits d’une préparation à base de goudron pour être totalement étanches.

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panier de pêche siège, avril 2015

Le panier de pêche siège est une vannerie intéressante qui peut s’utiliser d’une multitude de manières, en particulier dans la maison; ici une version très personnelle réalisée sur mesure et équipée de gros pieds planés en châtaignier.

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Les pieds du paniers sont obtenus par fente en quatre d’une bûche de châtaignier puis dégrossis à la hache

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Ils sont ensuite affinés au banc à planer

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Une vue du fond du panier tressé classiquement et des quatre pieds

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Installation des montants par piquage dans les rives

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Tous les montants sont piqués et redressés, maintenus par un cercle; les pieds sont assemblés aux rives par un mortaise et un coin en bois

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La torche du bas est terminée; il est nécessaire d’installer des chevrons de bois sous le fond pour pouvoir tasser le travail

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Clôture en cours (brin suivi)

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Trempage des montants avant réalisation de la bordure; le travail de torche et de clôture a pris du temps, le trempage des montants est nécessaire pour retrouver un niveau d’humidité suffisant et effectuer la bordure sereinement

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La pièce terminée équipée de son couvercle

fabrication de moules pour vanneries sur arceaux, février 2015 making frame baskets hoops

En vannerie, un moule est une forme ronde, ovale, rectangulaire, ou libre obtenue le plus souvent à partir d’un, voire deux forts brins d’osiers. Comme une majorité des pièces que je fabrique est produite à partir de fonds sur moules et de montants écaffés, je suis un grand consommateur de ces moules et je passe parfois des journées entières à en préparer, de toutes formes et de toutes tailles.

Pour les vanneries sur arceaux, et en particulier en période hivernale, j’aime bien utiliser des perches de châtaignier fendues en deux ou 4, selon leur calibre. Malgré leur temps de fabrication important, ces moules ont une esthétique supérieure, un temps de séchage rapide (ils deviennent rigides et utilisables sous 24 ou 48 heures) et n’ont pas le caractère asymétrique des moules obtenus à l’aide de brins d’osier en raison de leur caractère conique.

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fente en deux d’une perche de châtaignier pour la fabrication de deux moules ronds

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façonnage à la plane sur le banc d’âne, le but étant d’obtenir une section carrée dont les coins sont ensuite arrondis

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mise en place du feuillard ainsi façonné sur une forme ronde, l’ensemble peut être mis à sécher à côté d’un poêle à bois

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en haut le type de vannerie fabriqué avec ces moules; en bas, deux exemples de moules ovales façonnés à partir d’une perche de noisetier, plus délicat à travailler. Pour se souvenir de la longueur utile de brin, le mieux est de l’écrire sur le gabarit

fac similé réduit de nasse à jour, janvier 2014

Travail réalisé pour le musée d’Histoire[s] de Diekirch au Luxembourg, sous la conduite de la graphiste et illustratrice Séverine Stock. Il s’agissait de copier une nasse ancienne à jour, à une échelle réduite (longueur maximale 28 cm).

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moule en “D” servant d’ouverture à la nasse

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ourdissure des brins de l’entonnoir de la nasse

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entonnoir terminé

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sur-ourdissure des brins formant le corps de la nasse

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la pièce terminée après 4 rangs de trace+super

paniers ovales bas à jour, avril 2013

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fond sur moule réalisé à partir de lattes de châtaigner (bûches de châtaigner fendues puis planées)

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écaffage des montants et coursons: le courson est formé à gauche dans la base du brin; à ce stade, l’épaisseur de l’écaffe du courson est correcte et n’a pas à être retouchée, je ne le sépare pas du montant, je reprendrai ensuite à la serpette l’ensemble des brins dans l’autre sens pour séparer montant et courson. Il faudra ensuite affiner toutes les écaffes de montants.

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ourdissage: serrer au maximum les écaffes, particulièrement dans les virages, là où l’évasement du panier va s’opérer. Bien qu’ayant toujours ourdi les montants de vanneries en plein vers la droite (geste inhabituel pour un droitier, mais j’ai toujours trouvé que l’équilibre des vanneries en était meilleur), j’ourdis les vanneries à jour classiquement vers la gauche, là encore par pur pragmatisme. A droite, paquets de coursons et montants prêts à être mis en place

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trace terminée; dans ce panier il n’y a qu’un tour de trace

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bordure en cours, il s’agit d’un bord 6-2 plat

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bord terminé

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pose de la sous anse

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deux pièces terminées selon la même méthodologie

abat-jour de forme parabolique, mars 2013

Ces vanneries de 95 cm de haut sont fabriquées comme une pièce ronde sur croisée, la convexité du fond étant inversée. L’ensemble est construit sur un gabarit pour respecter les dimensions imposées. Le point de planchette (ici planchette quadruple, brins de 1,80 et 2,00 m) a tendance à resserrer les montants les uns vers les autres et à les plaquer contre le gabarit.

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détail du “fond” très convexe qui formera en fait le haut de la pièce, tressé en planchette avec un orifice central pour le passage du câble électrique

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clôture en cours; la pièce est posée sur un support improvisé pour en assurer la stabilité, le gabarit est constitué de disques disposés sur un axe central. Pour plus de netteté, la planchette est tressée suivant un rythme strictement géométrique

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l’ensemble des onze pièces terminé

pièces rectangulaires à montants piqués, novembre 2012

Deux toilettes en osier blanc construites selon des techniques très proches.

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piquage des montants dans la largeur, après piquage et relevage des montants à travers les rives, tenir les montants avec un cercle

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démarrage de deux volées de torches, les bâtons de coin sont simplement posés et maintenus par la torche

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clôture (brin suivi) en cours

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torche supérieure terminée

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bordure 3-2 avec passage de coin arrondi

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toilette à couvercle plat terminée

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toilette évasée à couvercle bombée sur pieds construite dans le même esprit

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vue intérieure de la même pièce

cercueil en osier brut, octobre 2012

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fabrication du fond. En rupture de stock de perchette adaptée, j’ai fabriqué un moule ovale en gros châtaigner refendu

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ourdissage des montants.

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clôture (brin suivi) en cours

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bordure, poignées et couvercle terminés

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couvercle installé

vannerie bretonne

fabrication de baskodenns dans la technique de Robert Loussouarn, été 2012

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La fabrication de baskodenns (paniers à sardines) nécessite un important travail de préparation (choix des variétés adaptées,  calibrage précis des brins, éclissage des brins de clôture); mieux vaut donc travailler en petites séries. La photo illustre les deux postes de travail: à droite le gabarit pour la première phase de fabrication, au centre le travail final sur la sellette. J’ai toujours sous les yeux un panier fabriqué par Robert pour avoir le volume dans l’œil.

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Une série de baskodenns terminée où on distingue les deux tailles de paniers traditionnels de Pont l’Abbé: les grands modèles (derrière), et les baskodenns à godaille (devant)

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une autre série de baskodenns prête à l’expédition

fabrication de sklissens dans la technique de robert Loussouarn, été 2012

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installation des montants et tressage de la base de la pièce à partir d’un petit fond fixé sur le gabarit

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deuxième partie du travail effectué classiquement sur la sellette

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poignées ajoutées après bordure du panier. Cette pièce a la particularité d’être dotée de 4 poignées parfois également fabriquées avec les montants, elle servait historiquement de caisse à poissons embarquée (maquereau) et devait pouvoir être manutentionnée facilement entre le bateau et le quai.

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plusieurs sklissens travaillés dans différents styles

fabrication d’un coracle

En décembre 2009, fabrication d’un coracle en collaboration avec Marc Cattet. Ce coracle est de type irlandais (coracle de la rivière Boyne), il est entièrement fabriqué en noisetier. Pour plus de détails, se reporter au formidable livre du vannier irlandais Joe Hogan Basketmaking in Ireland (ISBN 1 869857 5 18).

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Implantation des montants dans le sols avec un léger évasement vers l’extérieur.

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Démarrage de la mouthwale. La mouthwale, sorte de torche autobloquante est construite avec un brin par montant, elle formera le bord supérieur du bateau.

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La mouthwale terminée. Le travail est assez physique, les brins de torche ont un diamètre au pied d’environ 2 cm.

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La volée de brins constituant la mouthwale est ensuite terminée en crocane, une deuxième volée peut ensuite être posée pour une hauteur de travail suffisante.

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Courbure des montants et chargement du coracle pour en aplatir la base. Ces montants sont ensuite liés avec de la ficelle de lin. L’ensemble est ensuite recouvert d’une toile goudronnée.

grande charmotte sur croisée anglaise (février 2012)

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démarrage de la première nappe de crocane, les montants sont piqués sur une croisée ovale anglaise; un travail de torche assez large permet ensuite de donner la forme désirée.

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deuxième nappe de crocane en cours, en section horizontale, le panier a une forme en haricot

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la pièce terminée

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détail du fond

techniques anglaises

J’aime beaucoup la vannerie anglaise et je trouve certaines techniques traditionnellement utilisées outre Manche particulièrement intelligentes.

corbeille à linge ovale: réalisée à partir d’un fond ovale tressé au sol sur une planche, les différents brins qui le composent étant bloqués sous les pieds (underfoot base), ce qui est très ergonomique. Les bâtons qui composent ces fonds ne sont pas fendus comme dans ceux réalisés classiquement en France par exemple.

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La suite de la fabrication est classique

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panier rectangulaire, montants piqués dans les rives: cette technique est également utilisée en vannerie française, en particulier dans certaines pièces tressées sur des moules de bois. Ici les montants sont piqués à travers les rives puis redressés et ensuite maintenus par un travail de torche. Les coins sont simplement posés, maintenus par le tressage.

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un panier à bois particulier

Cette grande vannerie réalisée sur mesure pour des clients nîmois est conçue pour être installée sous un escalier. Malheureusement pour moi qui suis droitier, l’escalier monte du “mauvais côté” et il m’a fallu effectuer la plus grande partie du tressage à gauche: plusieurs nappes de brin suivi à gauche pour aboutir à la bonne inclinaison de la clôture, bordure à gauche.

Pour fabriquer la pièce qui est d’une taille inhabituelle pour moi, j’ai dû abandonner provisoirement mon atelier et travailler dans le hangar de stockage d’osier.

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préparation de l’osier brut

Je travaille presque exclusivement des osiers bruts dont les temps de trempages sont assez longs. Selon les variétés, le mode de culture, le calibre des brins et surtout la température de l’eau, quelques jours à quelques semaines peuvent être nécessaires. Je ne chauffe pas les bains de trempage, mais un moyen simple d’accélérer la préparation de l’osier pendant la plus grande partie de l’année consiste à placer les bacs de trempage contre un mur orienté plein Sud et à recouvrir la surface de l’eau d’un film plastique noir qui cumule plusieurs intérêts: augmentation de la température (importante en été, jusqu’à plus de 40°C, mais pas négligeable non plus en saisons froides si le temps est un peu ensoleillé), absence d’évaporation, protection contre l’insolation directe qui modifie les couleurs et contre les corps étrangers, feuilles, insectes (en particulier, les moustiques ne se développent pas).

Attention aux bacs de trempage en béton qui sont toujours un peu poreux et qui refroidissent leur contenu par effet de chaleur latente de vaporisation de l’eau (propriété utilisée dans les réfrigérateurs); l’eau y est donc plus froide que la température ambiante et il est utile d’étancher ces bacs par l’intérieur avec une peinture spéciale.

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Vue générale de l’atelier et du hangar de stockage, les bacs sont recouverts d’un film plastique noir et orientés au Sud

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dimanche soir, 18 heures: plusieurs bottes d’osier brut en fin de trempage en vue d’une nouvelle semaine de travail. De gauche à droite: perchettes de viminalis, purpurea daphnoïdes, purpurea green dicks, triandra grisette de Preuilly, purpurea green dicks, triandra grisette de Preuilly. Il a fait très chaud en cette fin juin 2010 et le trempage de l’ensemble n’a pris qu’environ une semaine (longueurs 1,60 et 1,80 m)

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Test de flexibilité (positif !) sur la grisette de Preuilly

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Pour la plupart des purpurea, j’attends la survenue au pied des brins d’exsudats colloïdaux formant des points blancs (Ce trempage prolongé favorise, je trouve, l’expression optimale des couleurs, ici purpurea daphnoïdes)

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Le ressuyage des brins est une phase très importante pour un travail agréable et une bonne conservation des brins. Desserrer les liens de la botte et la laisser debout dans l’atelier jusqu’à ce que les brins soient secs au toucher. Je ressuie quelques heures ou une nuit la plupart des osiers.

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dimanche soir, 22 heures: L’osier est sec au toucher (il fait très chaud) et peut être placé sous un film plastique, le purpurea daphnoïdes, à gauche, a pris sa belle teinte bleutée. Hors chaleur importante, la plupart des purpurea, dont la surface est un peu cireuse, peuvent être conservés quelques jours à l’air libre sans problème.

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lundi matin,  09 heures: réalisation de la première pièce de la semaine avec les osiers sortis du bac la veille.

fabrication d’un cabas dans la technique catalane.novembre 2009

Le montage catalan a ceci d’astucieux qu’il ne démarre pas une vannerie par la fabrication d’un fond indépendant; fond et montants sont fabriqués à partir des mêmes brins. Les formes les plus courantes sont rondes ou ovales.

étape 1: fabrication du moule de fond. Le moule de fond est constitué d’un ou deux brins nouées sur eux mêmes, ou d’un fort brin d’osier assuré par une éclisse. Dans le cas d’une forme ovale, relier les deux côtés par un brin tortillé sur lui-même.

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étape 2: remplissage du fond. Selon la géométrie souhaitée pour la pièce, placer plus ou moins d’enfonçures (ici 2 x 4). Le travail se fait à l’envers, la face supérieure constituera le dessous du fond de la pièce finie.

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étape 3 : coupe des montants surnuméraires. Pour obtenir des espaces de travail satisfaisants, couper un montant sur deux,  sauf dans les bouts. Retourner alors le travail et couder tous les montants vers le haut selon la forme souhaitée (il est préférable d’utiliser un osier plutôt doux pour éviter la casse).

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étape 4: torche de base. Démarrer deux torches à trois ou quatre brins à chaque bout du panier, par exemple avec les chutes de brins issues de la coupe des montants surnuméraires.

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étape 5: fin du travail. La fin du travail ressemble à toute autre vannerie clayonnée. J’ai choisi pour le cabas une clôture en planchette triple et une bordure d’emboitage simple

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vannette, première. décembre 2008

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J’ai enfin refait une vannette, technique étudiée en 2003 à Villaines les Rochers avec Emilien Métézeau. Cette technique consiste en un tressage de super à gauche très tassée en osier blanc sur des lattes de bois (chataîgner, chêne, acacia) préalablement mises en forme sur un banc à planer. Le van, pièce emblématique fabriqué selon ce procédé, a historiquement donné son nom au métier de vannier.

Sur la photo on distingue devant la pièce finie (diamètre 28 cm):

  • à gauche la croisée permettant de démarrer la pièce, constituée de deux pièces de bois en forme de H, et le début du tressage à deux brins,
  • au milieu la croisée usinée à la serpette avant le piquage des 16 lattes (cette croisée a été fabriquée par Emilien lui-même),
  • à droite un spécimen de latte prête à être utilisée; la forme et la longueur des lattes conditionne celle de la pièce finie.

Vannette, deuxième. avril 2009

Deuxième réalisation, cette fois en lattes de chataîgner

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paniers à sardine miniature. décembre 2007

Le panier à sardine est une vannerie ovale sur moule (montants écaffés). Les pièces fabriquées ici sont des réductions  des pièces traditionnelles à l’échelle 1/2.

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ligature du moule de fond avec une éclisse d’osier

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fond à jour maintenu par 4 traces

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ourdissage des montants

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clôture (point de crocane) posée sur une torche à trois (6 brins)

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bordure (il n’y a pas de torche supérieure)

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anse plate à deux brins cordés